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Le phare du môle d'entrée du port




Cette page a été écrite à l'aide d'un article paru le 28 avril 1890 dans "La Science illustrée" Merci à Jean Louis Tressens de nous l'avoir fourni.

Sa construction date de 1886. Il a la particularité d’avoir été construit tout en métal.
Les ingénieurs qui ont conçu ce phare ont dû faire face à de nombreuses difficultés.
La première, celle d’installer une construction à l’extrémité d’un môle établi simplement sur des blocs artificiels. Il fallait éviter les conséquences d’un tassement au niveau des fondations.
La seconde, il fallait prévoir un logement habitable et très résistant pour le gardien. Le niveau du môle ne se situe qu’à 4 mètres au-dessus du niveau des basses mers.Par gros temps, les lames balaient complètement le môle, coupant toute communication avec la terre ferme.
Seule une construction métallique s’avérait possible.
Autre particularité de cette construction :

La charpente a été conçue sans entretoises, celles-ci ayant tendance, sur des constructions similaires, à se déformer sous les vibrations répétées des vagues.

La charpente se compose de six montants en fer tubulaire de 14 m 50 de longueur assemblés par manchons vissés et encastrés de 2 m dans la maçonnerie servant de base. Les montants ne sont solidarisés entre eux qu’au niveau de la plate-forme à la hauteur de 16 m, c’est-à-dire au-dessus des plus hautes vagues.
La plate-forme est en tôle extérieurement et en bois intérieurement.
L’accès au phare se faisait grâce à un escalier hélicoïdal posé autour d’un noyau tubulaire central toujours visible. Les marches et la rampe étaient démontables. Les contre-marches pouvaient tourner autour du noyau central. En cas de forte tempête, le gardien pouvait facilement démonter les marches et la rampe et orienter les contre-marches pour réduire leur prise à la mer.

Depuis sa construction, ce phare à huile de la fin du XIXè siècle, a particulièrement bien résisté aux tempêtes violentes. De gros embruns l’ont recouvert, éteint le feu, brisé les vitres.
Il est toujours là aujourd’hui pour marquer l’entrée du port. Il a été électrifié et automatisé. L’escalier d’accès a été démonté. Il illustre parfaitement, encore aujourd’hui, la capacité des ingénieurs qui  l’ont construit.