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Port-Vendres et l'Algérie

Cette page a été réalisée avec l'appui, "Oh combien important" , de l'Association Port-Vendres des paquebots.
Que son Président et ses membres en soient vivement remerciés.          


En 1804, Port-Vendres n’est encore que le port annexe de Collioure et ce malgré les incitations créées par l’administration pour venir y résider. En 1823, Port-Vendres est séparé de Collioure et devient une Commune de 282 habitants.
1830  Le début de la conquête de l’Algérie crée un nouvel intérêt pour le port.
1836  La Marine octroie une importante subvention, qui va permettre la création de la jetée,de trois cales de carénage, et le creusement d’une nouvelle darse de 300m de long sur 145m de large et 9m de profondeur. Les déblais serviront à la réalisation de la place Castellane.
1842  De nouveaux crédits permettront de percer les 2 tunnels d’accès à la jetée.
En 1867, avec l’arrivée du chemin de fer,  Port-Vendres va pouvoir rivaliser avec Sète et Marseille pour des liaisons vers l’Algérie.
Port-Vendres devient le port français le plus près de L’Afrique du Nord. (350 milles pour Alger)
Le 2 juillet 1880, a lieu le premier départ pour Alger (Vapeur mixte “Moïse”) suivi le 4 juillet d’un départ sur Oran avec le “Charles Quint”, puis le “Ville de Barcelone”
Un service hebdomadaire de transport de courriers, colis, frêt et passagers sera assuré par la Compagnie Transatlantique jusqu’en 1895. Le temps de traversée était de 29 heures pour Alger et de 38 heures pour Oran.
En 1881, une première Gare Maritime sera construite en bois. La voie ferrée parviendra jusqu’au port.
En 1895, la Compagnie Transatlantique cède la concession à la Compagnie de Navigation Mixte. Celle-ci transportera 156000 passagers entre Port-Vendres et L'Algérie entre 1900 et 1910.
Le début du siècle, verra l’arrivée de la vapeur avec le”Félix Touache”, le “Medjerda”, la “Marsa”. et le”Mustapha I". Leur arrivée et départ nécessiteront de longues manoeuvres dans le port.
Le “Medjerda” sera torpillé le 11/05/1917 au large de l’embouchure de l’Ebre. Il coulera en 7 minutes faisant 500 victimes.  Il sera remplacé par le “Mustapha II”.
Durant les années de guerre le trafic passagers se maintiendra.
Le 10/11/1918, à la veille de l’Armistice le “Félix Touache”saute dans le port faisant 5 victimes. Sabotage ou accident le mystère reste entier.
Puis, arrivera le paquebot “Théodore Mante”, enfin arriveront en 1922, les Gouverneurs “Tirman”, “Cambon”, “Lepine” , avec une capacité de 300 passagers.
Ceux ci seront donnés par l’Etat contre la somme de 5 francs annuels, comme dommage de guerre.
En 1922, le “Gouverneur Tirman" s’échoue sur la pointe de l’oasis.  Il sera renfloué.
De 1920 à 1925, le trafic progressera fortement ; puis explosera à partir de 1925 (60000 passagers) jusqu’en 1930 (100000 passagers).
A partir de 1929, les lignes vers l’Algérie verront des paquebots plus modernes : ”El Goléa”, “El Kantara”, “El Mansour”, “El Djézaîr”.
En 1929, en même temps qu’est lancé l’”El Goléa” une nouvelle gare maritime est inaugurée ainsi que le Grand hôtel de la Compagnie du Midi. L’ accès par voie ferrée permet une liaison directe aux bateaux depuis Paris.
Le 25/05/1931, l’”El Goléa”s’échoue sur les rochers du Cap del Freu au Nord de l’île de Majorque.  Il ne pourra pas être renfloué  car il se cassera en deux.
Le 20/06/1936,  l’”El Kantara” s’échoue près du port de Palamos (Espagne). L’”El Mansour" dérouté se portera rapidement à son aide et le désenchouera.
La guerre va profondément modifier l’activité du port. Le 19 août 1944, il sera complètement détruit. Il faudra attendre la fin de 1945 pour voir le port à nouveau utilisable.
En 1946, le paquebot “Gouverneur Lépine” reprend le service de l’Algérie.
En septembre 1948, l’”El Mansour” recommencera ses liaisons vers Alger.
A partir de 1950, le “Président de Cazalet” rejoindra Alger puis Oran, parfois renforcé par le “Kairouan”.
La Gare Maritime complètement détruite sera transférée et reconstruite en 1952 quai de la
douane.
Le trafic passagers de 100000 au début des années 50 passera à près de 150000 en 1961;
principalement dû aux besoins militaires.
1962 va voir la fin de la guerre d’Algérie et son indépendance. Ceci entamera le déclin du port.  . Octobre 1963 marquera la fin des liaisons vers l’Algérie.
L’”El Mansour”, cher aux coeurs des Port Vendrais, ira finir ses jours comme hôtel flottant au Centre d’essai atomique du Pacifique. En 1974, devenu inutile, il sera coulé.

Port-Vendres port passagers vers l'Algérie


Bibliographie: Si Port-Vendres m'était conté Prêt de l'APVP (Association Port-Vendres des Paquebots)
Port-Vendres et la Cie de Navigation Mixte de l'Association "Port-Vendres d'abord"
Le rivage méditerranéen des Pyrénées --M.Camiade, J.P. Lacombe, J.Tocabens.

J.M - Y.C