Pêche au filet sardinal


           A partir du XVème siècle   : les premiers filets étaient assez rudimentaires.                    

               Le filet “ sardinal “
                Les dimensions de ces filets, tant en longueur qu’en hauteur ou tombée, ont été différentes au cours des siècles.
                Il y eut jadis des contestations entre pêcheurs, aussi bien sur les dimensions des filets que sur leur utilisation. Par la suite les conflits s’engagèrent entre prud’homies de Catalans et prud’homies de Marseillais.: un arrêté de 1554  prohibe cette espèce de filet, jusqu’en1564  où les pêcheurs marseillais obtiennent de Charles IX des lettres patentes leur permettant d’utiliser ce type de filet et autres engins de pêche , sous réserve que tous les engins de pêche soient agréés par les prud’hommes.
                                                                                                                                                                                                                    

               Le 13 octobre 1565 est autorisé l’emploi du sardinal à toutes les prud’homies, sous réserve de respect des règlements qui prescrivent le maillage : (fil de lin très fin, mailles de 12 à 14 mm. au carré, composé de quatre ” pièces ” mesurant chacune   60 m.
de long sur 20 à 21 m. de tombée). Les pièces sont réunies bout à  bout par  des attaches    
(Cat. butifions).
               Le filet  “anxovera”était  destiné à la pêche de l’anchois, c’était  le même type de filet que le  sardinal . La technique de pêche était la même, seules les mailles étaient plus petites 10 à 11 mm au carré.
                    La pêche au sardinal à été abandonnée  après la guerre de 39-45 et  lorsque la technique de la pêche au lamparo avec le filet tournant a été bien  maîtrisée


TECHNIQUE de la pêche au sardinal
                  Pratiquée depuis le XVeme siècle,  l’observation du comportement des poissons en général et des petits pélagiques en particulier conduisit les pêcheurs à adapter des types de filets et des techniques différents pour la capture optimale de ces espèces. C’est par de longs et pénibles tâtonnements gérés par les autorités prud’homales que les règlements prescrivent par le décret d’état de 1859 le nombre de “ pièces” qui devront composer le sardinal , ainsi que la dimension des mailles et les limites des distances réglées par l’usage à 60 brasses de profondeur.
                   Depuis 1860 le filet sardinal (dessin) n’a pas subi de modification, et la pêche devient  totalement libre, pratiquée par trois techniques généralisées:
                  1e- A l’aube ( cat.” l’alba” ), les bancs de sardines se tenant  plus au large et vers le fond ; le filet frôlait le fond.
                   2e- A midi ( heure solaire ), les petits flotteurs (cat. “saurets” ) frôlaient la surface.
                   3e- Le soir (cat.”prima”), la partie supérieure du filet était réglée à l’aide des     ( cat.”pannes” , planches en liège ) à une brasse , environ 1m, 8O de la surface.
                   On sait aujourd’hui, que les déplacements des bancs de poissons attribués à la lumière sont dus aussi à un deuxième élément, le plancton, nourriture de base des petits pélagiques. Le plancton, composé principalement de minuscules crustacés,  a la possibilité de nager sans pouvoir aller à contre courant, mais effectuant des déplacements verticaux selon la lumière.